La troisième série est dédiée à ces passionnés de films de famille qui depuis le tout début, sont les véritables vedettes de
J'ai la mémoire qui tourne. On va à leur rencontre en parcourant les quatre coins du Québec.
Nos pères de famille, caméras 8mm, 16mm et Super 8 en main, ont tout filmé du Québec. Amoureusement, ils ont documenté la vie de leur famille. Mais sans le savoir, ils ont aussi immortalisé le quotidien de leur ville, de leur village, de leur rang. Sans le savoir, ils ont témoigné du destin de tout un peuple.
Le film de famille est donc témoin de nos vies sur près d’un siècle. Témoin de notre histoire, celle des grands événements mais surtout celle des petits jours. Témoin de notre histoire intime. Témoin de notre enfance, de celles de nos parents et de nos grands-parents. Témoin de notre quotidien, avec ses mille et un détails, jour après jour, décennie après décennie. Témoin des liens qui nous unissent, parents, amis; spectateur des rapports qu’on entretient avec le monde.
La première série J’ai la mémoire qui tourne montrait les rituels entourant les quatre saisons. Ceux qui sont immuables comme ceux qui ont disparus. La seconde série témoignera de l’évolution spectaculaire vécue par les Québécois au vingtième siècle à travers quatre thèmes qui dévoilent la nature profonde des Québécois. Le film de famille témoin de l’enfance, du quotidien, du monde et de l’histoire.
Notre histoire, on nous l’a racontée mille fois. À l’école, dans les livres d’histoire, dans les romans. Dans les documentaires aussi, grâce à la caméra sélective des cinéastes. Mais cette fois-ci, grâce à la lentille de papa, on voit le Québec d’hier et d’avant-hier comme on ne le voit jamais: tel quel.
Source : Guylaine Maroist